Archívum (2009 végéig)
UNESCO.HU

Koichiro Matsuura beszéde

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Koichiro Matsuura, az UNESCO főigazgatójának beszéde az UNESCO megalakulásának 60.évfordulója alkalmából, angol és francia nyelven

Mr Presidents,
Mr Ministers,
Mr Directors-General,
Excellencies,
Ladies and Gentlemen,

It is with great pride and strong emotion that I welcome you today to this celebration of the 60th anniversary of the creation of UNESCO.

We are highly honoured by the presence of numerous government representatives among us. I see in their presence a sign of the continuous dialogue that exists between the Organization and the highest political leaders in today's world.

Allow me to pay homage to the President of Ukraine, Mr Victor Yushchenko, whom I am very happy to welcome here at Headquarters for the first time. At a moment when Ukraine is engaged in a historic process of transition, I am confident in his ability to make heard the call for human rights and democracy to which his name is now so closely linked.

Allow me also to extend my warm greetings to two former Directors-General of UNESCO, whose presence with us today symbolizes the unbroken line of continuity of men and memories.

Finally, I would like to convey my very best wishes to the entire Secretariat: present and past international civil servants, your presence at this celebration is proof of the undying passion that we share for this Organization and its universal mission to promote peace, justice and solidarity. For my part, I would like to say how proud and honoured I feel that the beginning of my new mandate of four years is occurring at the same time as this major celebration.

Ladies and Gentlemen,

What we are celebrating today is not so much the commemoration of a past event but pride in our capacity to respond with courage, energy and commitment to the challenges of our time, while at the same time remaining faithful to the ideals enshrined in the Constitution of UNESCO, which calls upon us to "advance the objectives of international peace and of the common welfare of mankind".

On 16 November 1945, when these words that lie at the core of our Organization were pronounced, peace had been made - a peace rendered hugely significant by the horror of the "great and terrible war" which had just ended and by the hopes of solidarity between nations at last united under the aegis of the United Nations Charter.

However, it was not a universal peace. And it is still not so. For the past sixty years since these commitments were made, more men and women have died in hundreds of violent conflicts than died during this world war which so many hoped would be the very last one.

With regard to prosperity, it has certainly grown to dazzling heights over the last sixty years and many parts of the world are now free from terrible destitution. However, it would not be right to call it a "prosperity common to all humanity" when one-third of our contemporaries still live in shocking poverty.

It is clear that peace and prosperity must still be constructed. However, these two objectives do not fully encompass either the essence of UNESCO or, indeed, the specific character of its mission. This mission is encapsulated in that magnificent phrase that is so often cited: "to build the defences of peace in the minds of men". It is in the minds of men that the accomplishment of our objectives must be measured.

Let me propose that the mission of UNESCO is best defined as the perpetual search for humanity within humankind. This is the reason for our four domains of competence - education, science, culture and communication - which are not simply specialized functions to be integrated into development programmes alongside economic growth or health. These four areas of competence are in fact four fundamental components of the human being and of the human mind in which the defences of peace must be built.

Since its foundation, UNESCO has sought to link these four domains together in such a way that a shared idea of humanity may emerge - one that is culturally diverse but unified in its common acknowledgement of the universal principles of justice, human rights and human dignity. Every aspect of UNESCO's history speaks to this vision.

Mesdames et Messieurs,

En effet, toute l'histoire de l'UNESCO nous le prouve. Et cet anniversaire est l'occasion de mesurer l'ampleur du chemin parcouru. Car, sachons-le, nous vivons dans un monde pétri par l'UNESCO.

Songeons, par exemple, au petit (c) de copyright, qui accompagne les textes et images publiés dans le monde. C'est la le fruit de travaux menés par l'UNESCO dans les premieres années de son existence. Ce petit poinçon signale le régime juridique issu du travail normatif de l'UNESCO, a la faveur duquel a pu se développer l'économie de la communication qui aujourd'hui constitue la trame de la société mondiale.

Un autre exemple, fort différent, est a chercher dans les travaux auxquels Claude Lévi-Strauss - qui nous fait l'immense honneur de sa présence au cours de cette cérémonie - apporta une contribution de premier ordre, et qui permet de mettre en évidence l'inanité, non seulement du racisme, mais de la notion de race elle-meme. Certes le racisme n'a pas disparu : mais son fondement théorique a été anéanti, au point que le mot " race " lui-meme est désormais désuet. Et c'est une immense victoire, opérée dans la matiere meme de l'esprit, la ou se joue l'essentiel, et dont tout le reste résulte.

Cette victoire de l'esprit est, toujours, a recommencer, alors meme que nous assaillent l'ampleur, et la multiplicité des défis liés a une mondialisation accélérée. Dans le meme temps, et parce que la mondialisation resserre les liens d'interdépendance entre des nations désormais aux prises avec un monde fini, les possibilités d'externaliser nos erreurs ou nos abus, en les faisant supporter a d'autres, ou a l'environnement, s'amenuisent sans cesse. Une solidarité de fait s'impose. Il incombe a l'UNESCO de faire coincider cette communauté d'intérets avec la " solidarité intellectuelle et morale " de l'humain, seul fondement possible d'une paix juste et durable.

Telle est bien l'actualité du mandat, et du message, de l'UNESCO. Pour que la paix soit juste et durable, il faut qu'elle soit fondée sur " l'adhésion unanime, durable et sincere des peuples ". Ménager les conditions qui rendront les hommes et les femmes de notre temps plus aptes a imaginer et a faire vivre une paix qu'il leur appartiendra de formuler, est une tâche exigeante et difficile.

Pour ce faire, il n'y a pas d'autre politique que d'etre en éveil sur tous les fronts, de la défense des droits de l'homme a la sauvegarde du patrimoine commun de l'humanité, de la diffusion d'une éducation de qualité pour tous a la promotion d'un développement durable, respectueux des etres et de la biosphere, de l'examen si délicat des questions de bioéthique a la dénonciation des discriminations faites aux femmes...

La dimension éthique d'une telle démarche est au cour meme du mandat de l'UNESCO. Certes, il ne lui appartient pas de dire ce qui doit etre, mais elle doit activement aider ceux qui en débattent a accéder a une compréhension commune : de quelle modernité voulons-nous ? quel sens donner a la diversité des cultures ? quelles sont les nouvelles formes de violation de la dignité humaine ? C'est la grandeur de notre Organisation que d'organiser la réflexion commune sur ces questions qui assaillent chaque génération, en interrogeant les parts de contingence et de discontinu qui font notre histoire.

Mesdames et Messieurs,

Soixante ans apres sa fondation, il est bon que cette histoire soit racontée par ceux la memes qui en ont été les acteurs et les bénéficiaires, dans la pluralité des perspectives et des témoignages. Ce sera l'objet du colloque international qui suivra dans les jours prochains. Permettez-moi cependant d'ajouter, en tant que Directeur général de l'Organisation, que je vois ce récit d'abord et avant tout comme une promesse d'avenir, tournée vers le futur, articulée autour d'un projet a tenir, ou a maintenir.

Gageons donc que nous saurons faire, tous ensemble, de ce récit encore inachevé le chemin du rayonnement croisé et universel des cultures.

Je vous remercie de votre attention.

Keresés

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